CLANNAD – Cette scène que j’adore

Hier, CLANNAD fêtait ses 18 ans d’existence ! L’occasion était donc tout trouvée pour commencer à parler de CLANNAD dès aujourd’hui.
Cet article, assez court mais limpide, s’inscrit dans ce qui va être une longue série d’articles sur CLANNAD et Key de manière générale. J’ai hâte de vous partager tout ça !
Pour l’heure, cet article est sujet à un énorme SPOIL de CLANNAD. Si vous ne l’avez pas lu, je vous recommande de ne pas lire cet article !

Il faut savoir que j’ai beaucoup d’estime pour CLANNAD.
Je trouve que des VN que j’ai lus, il en est l’un des plus grands porte-étendards.
Plus, j’y perçois un objet qui a entièrement compris le médium dans lequel il est.
On pourrait sûrement déclamer, au regard de son essor médiatique et populaire, entre épisodes annexes, portages et adaptations, que CLANNAD est carrément un classique. Du moins, je le perçois comme tel.

Mais CLANNAD pour moi, c’est surtout une scène. Une scène à laquelle je pense systématiquement quand je songe à CLANNAD. Il s’agit de la scène qui fait suite à la récupération des orbes obtenue dans toutes les routes. Grâce à leurs obtentions, un “miracle” se produit et Nagisa survie à l’accouchement d’Ushio. Les deux peuvent alors vivre sans dépendre de l’énergie du monde parallèle.
La représentation de ce “miracle” n’est nulle autre qu’une scène prise en prise de vues réelles.

Oui oui, mon moment préféré de CLANNAD n’est même pas un moment qui utilise les caractéristiques d’un AVG, cocasse. Mais, indirectement, c’est bien leurs absences, spécifique à ce moment, qui donne en grande partie tous le cachet de la scène. Ce changement de régime d’images à un moment précis d’une fiction, je l’ai toujours énormément apprécié. J’ai toujours vécu ces moments comme des retours à la réalité, et à priori, c’est bien l’idée qu’il y a souvent derrière. Je perçois la chose comme un moyen de représenter un cap dépassé par les personnages, un cap où la fiction n’a plus lieu d’être. La suite, c’est notre réalité. Je trouve que cela amène à penser que le lecteur devient tout autant acteur que Tomoya. C’est quelque chose que je trouve d’autant plus percutant avec CLANNAD puisqu’on passe de background et de sprites fixes à une vidéo.

CLANNAD n’est pas le seul VN de Key où il est question de briser le quatrième mur l’espace d’une scène, mais je trouve que c’est vraiment celui-ci qui en fait la meilleure utilisation d’un point de vue émotionnel. Cette scène qui montre des rues d’une ville, sous couvert d’un filtre et d’une fréquence d’images faibles, dégage tellement une poésie. Je trouve ça reposant et beau. Un sentiment d’accomplissement m’envahit. Je suis fier et heureux d’en être arrivé là, et heureux pour Tomoya, Nagisa et Ushio qui vont enfin pouvoir vivre une vie de famille comblée.

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