YÛNA DE LA PENSION YURAGI – C’est bien, mais qu’est-ce que c’est badant

Cet article repose sur des SPOILS MAJEURS de Yûna de la pension Yuragi. Si vous voulez vous garder le plaisir de la découverte en lisant le manga, ne lisez pas cet article !


Il y a bien des façons de conclure joyeusement une histoire avec plusieurs prétendants. Et pour un manga comme Yûna de la pension Yuragi cela m’apparaissait évident à la lecture que ce dernier ne pouvait terminer que sur cette note.
Pourtant, c’est bien une voie amère qu’entreprend Tadahiro Miura pour conclure son manga.

La présence de plusieurs prétendants est tragiquement intéressante. En essayant de trouver un avenir où Genryûsai Tenko peut vivre son amour avec Kogarashi sans que l’un d’eux ne meurt, Genryûsai s’aperçoit que le seul avenir possible est celui où plusieurs filles tombent amoureux de Kogarashi. Cela signifie que depuis le début qu’aucune des autres prétendantes n’avaient en réalité ses chances face à Yûna / Genryûsai ; Kogarashi tombant amoureux de Yûna qu’elle soit seule ou accompagnée des autres filles. Celles-ci sont pourtant réellement développées comme des personnages ayant leur chance. Ce sont des personnages tout aussi attachants que Yûna, et l’amour que porte chacune pour Kogarashi est tout aussi charmant.
Mais ce qui rend profondément triste la chose n’est pas tant qu’il y est un personnage prédestiné, mais plutôt que tous les personnages font un rêve prémonitoire où ils sont en couple avec Kogarashi. Leur point commun étant la montée au ciel de Yûna et le deuil de Kogarashi.
Celle qui prend le plus cher, et ça me désole beaucoup parce que c’est mon personnage préféré, c’est clairement Chisaki. A la différence des autres personnages, celle-ci est sujette à deux reprises à des rêves prémonitoires où elle vit en couple avec Kogarashi. Dans son premier rêve, elle passe littéralement 11 années avant de comprendre que ce n’est pas la réalité. J’ai complètement craqué à ce moment-là de l’histoire. Je pensais pas pleurer en lisant Yûna de la pension Yuragi.
Pour les autres rêves, le temps passé n’est pas donné, mais on peut tout à fait s’imaginer que ces derniers durent pas mal d’années chacun.

Cette fin était-elle celle désirée ? Le manga ce serait tenu à son histoire de personnage prédestiné qu’il se serait terminé bien plus gaiement. Mais non, Tadahiro Miura a tenu à donner ces rêves à la teneur tragique pour donner une “fin heureuse” à tous les personnages.
Le postface du manga indique que ces rêves étaient de réelles pistes à l’écriture. Cela a le don d’intriguer.
Un monde où les autres protagonistes avaient leur chance avec Kogarashi et où elles ne tombent pas en dépression était donc bien envisagé ? Qu’est-ce que j’aurais aimé avoir ça !
C’est intéressant comment la fin aborde les revers d’un récit harem, mais c’est si badant et si incompréhensible pour un manga de ce type. Si ce n’était pas envisageable pour des raisons éditoriales de faire une fin harem, j’aurais préféré avoir une fin ouverte ou des fins alternatives pour chaque personnage.
J’ai vraiment aimé de bout en bout le manga. Mais maintenant que je connais sa fin, c’est tellement difficile de le relire. Yûna de la pension Yuragi n’est plus que pour moi La tragédie amoureuse de la pension Yuragi.

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