[+18] CHICHIIRO TOIKI – Adaptation animée

Lorsqu’on connaît le manga, on peut être de prime abord assez déçu des deux OVA de Chichiiro Toiki : seuls deux chapitres sur quatre sont adaptés de Love Square Panic, les épisodes ne durent que 14 minutes, et Misaki, ma préférée de la série, ne fait même plus partie du casting.
Pourtant, en dépit de tous ces changements, Rabbit Gate propose une version que je trouve loin d’être mauvaise. La disparition de Misaki signale une chose importante, l’adaptation de la série n’est pas littérale. Je ne sais pas si le studio aurait aimé adapter intégralement Love Square Panic, en tout cas, la lecture qu’ils en ont fait me fait penser à une envie réelle de proposer quelque chose qui puisse autant plaire à celui qui ne connaît pas le manga qu’à celui qui le connaît.
L’anime adapte donc le premier et troisième chapitre de la série. Le choix assez intéressant. A n’adapter que deux chapitres, surtout lorsqu’on connaît Love Square Panic 1, il aurait été plus simple de n’adapter que le premier et deuxième chapitre. En fait, il aurait été plus aisé de virer Mika au lieu de Misaki. Mais pourquoi alors un tel choix ? Simplement l’envie d’avoir un épisode dans un autre lieu ? Je me pose vraiment cette question car la proposition qui est faite avec Mika est surprenante.

Chichiiro Toiki OVA 1 (adaptation de Love Square Panic 1)

L’absence de Misaki impacte beaucoup le déroulement de l’histoire de base. Misaki ne peut pas accueillir à la porte Saya puisqu’elle n’existe pas, et Mika ne la remplace pas dans son rôle. Non, dans l’anime, Saya et Mika rentrent toutes les deux ensemble. L’histoire des DVD passe complètement aux oubliettes, tout comme l’introduction de Takeshi blotti dans son lit. Par contre, on a le droit à une voix off de Takeshi qui nous présentes Mika et Saya, ainsi que ses sentiments pour elles depuis qu’il est petit. L’occasion de voir des images d’elles enfants. Et si on a l’occasion de voir dans le manga Mika enfant, ce n’est pas le cas de Saya.

Ça change de voir une Saya toute petite et sans grosse poitrine.

C’est ce que je trouve chouette dans l’anime. Même si celui-ci charcute certaines choses, il donne en contrepartie des éléments neufs. Et si vous avez lu mon article sur le manga, vous savez que j’aurais accepté sans problème que la série continue après son quatrième chapitre. Alors je mange sans problème ce genre de chose. Mais le meilleur est encore à venir.

Après ce flash-back, l’OVA montre Mika entrain de se déshabiller, une autre scène absente du manga. Elle se pose la question si Takeshi a flashé sur les seins de son enseignante, la fameuse nana qui a fait prendre un râteau à Takeshi. Juste après, la scène de sexe avec Saya commence. La conversation du manga entre elle et Takeshi est complètement skippé.
Le déroulé de la scène de sexe est assez similaire. D’abord une partie où Takeshi est focalisé sur les seins de Saya puis une où il est question de pénétration, mais certaines choses changent néanmoins. Il y a quelques actions et réactions différentes. Il y a notamment plus de choses qui sont faites aux tétons de Saya au début. La scène est aussi interrompue un moment pour nous montrer une Mika entrain de baigner. Ce n’est que l’affaire de quelques secondes, mais c’est un truc totalement inédit à l’anime. Peu de temps après, celle-ci intervient pour rentrer dans la chambre de Takeshi, rôle qu’avait initialement Misaki dans le manga. Mais ici, les choses prennent une tournure différente. Takeshi éjacule bien dans la bouche de Saya comme dans le manga mais ils sont tous les deux vus par Mika, qui prend la fuite en voyant ça. J’aimais bien comment l’interruption permettait de développer les personnages dans le manga. Je trouve moins intéressante celle de l’anime, mais ça a le mérite de reproduire ce qui se passe dans Love Square Panic 2 à une claque près. Les pénétrations qui suivent sont l’occasion de voir ce que l’animation a dans le ventre et c’est vraiment bon. Couplé avec le sound-design qui était déjà fameux, c’est fap-rfait.
Cela peut paraître étonnant mais les scènes de sexe sont plus longues que dans le manga. Il y a beaucoup de nouveaux angles assez sympathiques tout en conservant certains de l’original que j’aimais beaucoup. Pas mal de plans sont mêmes assez longs, c’est juste dommage que ce ne soit pas toujours mes préférés. Il y a aussi des travellings que je trouve plutôt malvenus sur des plans que j’apprécie davantage.

Il y a notamment ce nouvel angle que j’aime beaucoup.

Dans cette continuité, la fin est différente. Là où le rapport prenait fin avec l’éjaculation de Takeshi dans le puits de Saya, celui-ci continue encore après. Les personnages s’avouent à demi-mots leurs sentiments l’un pour l’autre et décident de faire l’amour jusqu’au petit matin. J’aime bien cette conclusion alternative. Pour le coup, j’aurais bien aimé voir la suite de leur affaire !

Chichiiro Toiki OVA 2 (adaptation de Love Square Panic 3)

On y est, la grande surprise de l’anime. Dans le manga, c’est clairement le chapitre de la série que j’affectionne le moins. Ici, c’est clairement mon préféré. Je trouve cet épisode assez fou dans sa réalisation. Son esthétique est très différente du premier épisode. L’OVA joue sur une lumière crépusculaire et nocturne avec beaucoup de réflexions lumineuses. Cela donne un visuel que j’aime beaucoup.


L’introduction est encore une fois différente, Takeshi va dans la chambre de Mika pour constater son absence avant d’aller au parc comme dans le manga. Tout se déroule comme dans le chapitre original si ce n’est dans le lieu où Takeshi et Mika se réfugient. J’aime beaucoup ce choix, et j’aime comment celui-ci est réfléchi consciemment. Dans le chapitre original, les personnages se réfugient dans une « maison » de l’aire de jeux ; maison toujours présente dans l’anime. Mais cette fois-ci, ils s’abritent sous des tables couvertes. L’espace est beaucoup plus ouvert. Et c’est assez fou comment cela change les choses. J’adore comment le violet et le bleu des lumières environnantes viennent teindre l’image. Je trouve ça plutôt beau visuellement. Cela contribue à renforcer le ton intime et chaud de la scène. On en oublierait presque qu’il fait potentiellement froid avec la pluie.

Il y a exactement le même angle et la même pose dans le manga, et pourtant, je trouve ça terriblement mieux ici.

Le procédé du premier épisode est toujours là. Le rapport est plus long et prolonge ce qui est déjà fait dans le manga, même si celui-ci prend plus de liberté. Par exemple, Mika met à nu l’entre-jambe de Takeshi d’elle-même et se déshabille davantage. Cela a le don de provoquer des situations assez différentes comme la branlette espagnole qui était faite originellement avec la chemise de Mika. Celle-ci est d’ailleurs incroyable dans l’anime. C’est typiquement avec ce genre de moment que je me demande si l’animation ne serait pas meilleure que dans le premier épisode, cela me paraît criant sur l’animation des seins.
Le caractère de Mika a aussi un peu évolué. Dans le manga, j’aimais comment elle était toujours dans l’invitation tout en faisant preuve d’une extrême douceur. Je trouve que c’est moins le cas ici.
Sinon, l’épisode a un épilogue « inédit » où Mika se lave dans une salle de bain tandis qu’elle demande à Takeshi comment elle était comparée à Saya. Il s’avère que Saya est là et ça la rend vénère. Pour le coup, j’aurais préféré avoir une fin à l’image du premier OVA.


Difficile pour moi de ne pas rester sur ma faim, parce que je trouve le résultat très qualitatif. C’est vraiment chouette ce qui a été fait pour des OVA qui ne durent que 14 min. Le remaniement de la série a de quoi surprendre mais le résultat est plus que convaincant.
Finalement, la plus grande déception est celle la plus inhérente au médium : son chara-design. Celui-ci est très différent du style de Goban. Les morphologies sont assez identiques mais me paraissent plus enfantines. Je dirais que les personnages ont des traits plus arrondis que dans le manga. Cela donne un attrait plus « mignons » aux personnages. Ils ne sont pas mauvais pour autant, mais je préfère largement la beauté des personnages du manga ; hormis peut-être Takeshi. C’est le seul personnage à avoir eu un réel relooking. C’est assez curieux.
M’enfin, il n’y a pas vraiment de surprise à que je dise préférer le tankôbon.
Mais je suis réellement content que Chichiiro Toiki est bénéficié d’une telle adaptation. Outre ses qualités intrinsèques d’anime hentai, elle fait preuve d’un grand respect à l’objet d’origine tout en faisant de nouvelles propositions qui viennent magnifier Love Square Panic. C’est simple. Il me paraît tout naturel, lorsqu’on apprécie le tankôbon, d’inclure l’expérience Chichiiro Toiki avec celle-ci.

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