JAPAN EXPO 2026 – Chemise déchirée

De mon bilan de la Japan Expo de l’année dernière, j’étais plutôt interrogateur sur l’avenir que je devais donner à cette convention.
Dès la première fois, la Japan Expo avait su m’apporter son lot de bons moments. Mieux, il m’apparaissait comme un lieu privilégié en France pour vivre en communauté ma passion pour la culture japonaise.
Néanmoins, mon expérience en 2024 m’avait été trop concentrée. Ce qui me motiva à chercher un axe idéal pour vivre dans de meilleures conditions l’événement l’année suivante. Ce qui ne fonctionna qu’à moitié. Rien qui puisse m’écœurer non plus de la convention, j’y ai vécu de bons moments aussi, mais il y avait suffisamment de quoi me motiver à réfléchir de nouveau à une meilleure manière de vivre la convention.

J’ai fini par me demander si la Japan Expo de 2026 ne serait pas ma dernière Japan Expo avant longtemps ? Après tout, malgré cette volonté de vivre une expérience optimale, la Japan Expo 2025 fut en demi-teinte. Peut-être qu’avec ma manière de penser, et de fonctionner, c’était inévitable que je ne puisse pas vivre un tel événement de façon idéale ?

Dans cet état d’esprit, j’ai décidé de donner un air de bouquet final à cette Japan Expo 2026. J’ai opté pour un séjour dans un hôtel pas loin du Parc des Expositions. Ce choix m’a bien été rendu. J’étais partie d’un principe que je payais un supplément comparé à plusieurs voyages en trains et en métros, mais un ami a fini par me rejoindre. Il m’a alors gracieusement payé la moitié des frais d’hébergement.

Cet Japan Expo 2026 s’est donc révélé être ma première convention accompagnée ! Néanmoins, le contexte de sa venue a fait que je n’ai pas spécialement adapté mon programme à lui. Et que fatalement, je n’ai pas trop fait d’activités de groupe en sa compagnie. Celui-ci venant en partie en renfort pour son association qui faisait une couverture médiatique de l’événement. Je l’ai donc surtout invité à me rejoindre quand il le voulait dans le programme que je m’étais fait. Néanmoins, sa compagnie à certains moments de mon programme m’a été très agréable. Nous avons aussi eu pas mal d’opportunités pour simplement échanger autour du Japon et de la convention, notamment lorsque nous étions tous les deux à l’hôtel. J’ai beaucoup apprécié nos échanges. Cela m’a été un véritable plus de cette Japan Expo 2026.

Cela n’a pas été la pièce changeant du tout au temps mon expérience de la convention, mais je pense qu’il m’a été à ses termes un beau contribuable dans ma réalisation de ce qui n’allait pas dans mon approche de la convention.
Comme je le pressentais, cette convention a été dans la lignée de celle de 2025. Mais cette fois-ci, je pense avoir réussi à percer le cœur de ce qui cafouillait : la programmation.

Non pas que les programmations de Japan Expo me soient mauvaises, mais je me suis (enfin ?) rendu compte que je les ai abordées d’une manière qui ne m’était pas propice.

Afin de l’aborder au mieux, je vous partage de manière chronologique les événements de la programmation auxquels j’ai assisté à une exception près :

Live drawing avec Nobuyoshi Habara « 40 ans d’animation »

Je me dois d’avouer qu’aussi grand est son pedigree, son nom ne m’est pas très parlant. Néanmoins, bien des animes sur lesquels il a travaillé m’interpellent, et il est l’un des fondateurs du studio Xebec ! Le respect donc quand même bien présent.
Il a réalisé quatre dessins tout en répondant à différentes questions sur son parcours. Le premier a été consacré à Machine Robo – Chronos no Gyakushuu, le deuxième à Ashita e Free Kick, le troisième à Zoids, puis pour terminer à Uchuu Senkan Yamato 2202.
J’ai trouvé le tout franchement beau. J’aime bien ses reprises de lignes pour des mêmes contours. J’ai apprécié aussi le changement d’outil pour le dernier dessin donnant un côté plus pinceau, en plus d’avoir rajouté de la couleur orange.
Dans les échanges qu’il a donnés, je retiens surtout ce moment où il a dit qu’il ne dessinait ni des humains ni des mecha, mais uniquement des corps. Cela vibre bien en moi.

Concert Palette Project 5th one man live

Depuis ma rencontre d’Hololive à la Japan Expo 2024, j’ai une bonne curiosité pour toutes les interventions japonaises et internationales de VTubers en conventions. Là, ma nouveauté, c’est que c’était en plus des idoles.
Le groupe avait déjà investi la dernière Japan Expo de Marseille en ˮvisiteurˮ suite à leur collaboration pour le film Kamisarizuki no Kemono. Ils ont carrément sorti une série de vidéos de leur passage sur leur chaîne YouTube. Cela m’était donc plutôt engageant.
Malheureusement, le résultat m’a été plus que tiède.
La première que je relèverais, c’est une grande absence de suivi sur le terrain de ce qu’était l’événement. Je sentais que celui qui a présenté l’événement en salle Take n’avait strictement aucune idée de quoi il s’agissait. Et la salle Take, était-ce le véritable bon endroit pour faire cela ? C’est une scène orientée autour des jeux vidéos, pas pour les concerts, non ? C’est peut-être ce qui explique pourquoi il a fallu attendre les 3/4 du concert pour que quelqu’un de la régie se dise « Ah mais c’est un concert en fait, faut peut-être que j’éteigne les lumières ? ». Après, si ce n’était que ça, je pense que cela irait. Hélas, c’est une composante qui s’additionne avec d’autres ?
J’en viens au point le plus délicat. Il s’agissait essentiellement d’une projection sur écran LCD d’une rediffusion de leur concert Sing for the Moment. C’est un concert de 2 heures que l’on pouvait voir initialement de deux façons. Soit sur place en regardant le concert devant un écran LCD, soit en streaming avec des plans alternant le concert avec son public et directement le contenu de l’écran. Et c’est donc par une rediffusion de cette seconde façon qu’a été donné le concert à la Japan Expo, dans une version abrégée d’une heure avec des fondus. Si je pense que le principe d’assister à un concert d’idols virtuels sur écran LCD peut actuellement être difficile en France, montrer une rediffusion d’un concert avec une telle configuration m’apparaît doublement compliquée.
Néanmoins, ce n’était quand même pas strictement qu’une rediffusion, puisque celui-ci avait aussi une introduction et une conclusion spéciale où le groupe s’adressait au public de Japan Expo, avec des sous-titres français. Ce qui n’était pas le cas du reste du concert. Intention que je trouve louable, mais qui m’apparaît hélas insuffisant au vu de la configuration du concert. Je pense que pour pallier la fraîcheur du format et aux limites de la localisation, un interprète animateur aurait été plus que bienvenu. Alors Japan Expo, pour la prochaine fois, engagez-moi. Je vous fais une vraie présentation, et j’anime le public aussi bien que Sylvain Leclerc.
Le résultat de tout cela, c’est que le public de Japan Expo m’a paru silencieux et peu investi. Pensée pour cette personne que j’ai vue dormir à plusieurs reprises durant le concert. J’étais partagé entre le fait de trouver ça drôle ou triste. Surpris d’autre part de réussir à s’endormir avec une musique qui m’était assez forte ? Je sous-estime peut-être le pouvoir de la fatigue, ou de Palette Project ? Il a peut-être vraiment aimé le concert à sa façon ?
Je suis vraiment attristé des conditions du concert, et de la réception qu’a eue cette dernière. C’est qu’en dehors de ça, Palette Project, bah je trouve ça plutôt sympa ? C’est une bonne découverte pour moi. Ses différents membres me sont mignons, et je trouve leurs musiques plutôt cool. J’ai d’ailleurs écrit le gros de cet article sous fond de Palette Project.
En dépit de tout, il y avait dans un petit coin quelques personnes qui s’enjaillaient avec des bâtons lumineux. Est-ce que ces gens connaissaient le groupe ? Est-ce que c’étaient des habitués du format concert sur écran LCD ? Je regrette de ne pas être allé leur demander en fin du concert.

Conférence avec Amazing Jiro et Takuya Wada « Le Maquillage de l’Extrême »

Ces deux artistes ont abordé le paysage général des effets spéciaux et du maquillage dans l’audiovisuel sous le prisme de leurs parcours respectifs. Cela m’était étonnamment riche en informations pour une conférence qui ne dure que 45 min. Mais je n’en ai pas retenu beaucoup. L’école esthétique du réalisme n’est pas mon préférée et je trouve que la conférence s’est peu basée sur des exemples d’objets culturels. Je pense que j’ai eu du mal à trouver des points d’accroches par rapport à mes goûts personnels.

Showcase Twin Souls – Amaterasu & Tsukuyomi

Spectacle musical performatif et contemporain du collectif japonais Kirie. Celui que j’ai vu en scène Ichigo était fait de toute pièce pour la convention. Et ma grande surprise, car non mentionnée dans la programmation, c’était que Sarah Àlainn jouait dedans ! J’étais trop heureux, et je le suis d’autant rétrospectivement car je n’ai pas pu la voir dans les showcases à son nom. Elle a un segment particulier du spectacle qui lui est dédié. En dehors de celle-ci, c’était uniquement deux danseuses qui étaient présentes sur scène, bien qu’on l’entendait aussi chanter depuis les coulisses.
Sans parler de Sarah Àlainn, je trouve que le spectacle avait un déroulé scénique agréable car il développait ses différents motifs progressivement. L’usage des écrans, des projections monochromes ou la présence de plusieurs personnes ne sont pas apparus en même temps. Au niveau des mouvements des corps, cela s’illustrait aussi, avec ses chorégraphies jumelées qui finissent par se casser.
C’était vraiment un bon moment pour moi.

Live Drawing avec Hiroshi Shimizu

Animateur particulièrement prolifique depuis les années 80. Il a travaillé sur bien des animes que j’ai vus. Comme avec le live drawing de Nobuyoshi Habara, l’artiste s’est prêté à l’exercice de répondre à différentes questions tout en faisant un dessin de Mononoke et Porco Rosso.
Je regrette que ses dessins se soient limités à deux films des années 90. Même si je pense saisir la portée bien plus grande de son travail avec Ghibli. Je note quand même qu’à la base, il était parti pour faire un second dessin sur Mononoke mais a fini par demander au public s’il avait envie qu’il dessine quelque chose en particulier. Ce qui a emmené à Porco Rosso. J’ai trouvé très chou la démarche.
Malheureusement, peut-être, animateur signifie souvent être quelqu’un qui tisse dans l’ombre l’animation avec bien d’autres ? Ce n’est pas un travail en tête d’affiche, comme un réalisateur ou un comédien de doublage, non ? S’il est très prolifique depuis les années 80, et que j’ai vus bon nombres d’animes où il a travaillé, je peux difficilement nommer et percevoir ceux où il a travaillé. Dans ce sens, j’ai apprécié que l’une des questions se soit portée sur un exemple de scène où on peut se dire que c’est vraiment lui qui est derrière. Maintenant je sais qu’une scène de Porco Rosso où des enfants enlevés sont sauvés de pirates est particulièrement emprunt de sa marque.
J’ai aussi trouvé intéressant de savoir que son travail préféré a été sur Michiko & Hatchin et Space Dandy.

Conférence avec Shoji Gatoh « Du livre à l’écran : pourquoi les light novels constituent-ils un vivier créatif majeur pour les anime ? »

Photo interdite lors de la conférence, alors voici une illustration de Shikidouji pour Full Metal Panic!.

Voilà l’unique conférence qui abordait le light novel cette année ? L’invité avait au moins le mérite de m’être prestigieux, puisque c’est l’auteur de Full Metal Panic! ou encore d’Amagi Brillant Park.
Il était accompagné d’un éditeur de Kadokawa, vraisemblablement tous deux dans le souhait de faire connaître davantage les light novel en dehors du Japon. Ils avaient un diaporama en anglais, donc j’imagine que celui-ci a pour but d’être utilisé pour différents pays ?
Sa définition du light novel m’a semblé plus authentique que celle donnée par les acteurs français des conférences de 2024. Strictement pour lui, un light novel est un roman avec des illustrations. Un style léger et plus accessible qu’un roman traditionnel est une tendance, mais nullement un critère. Ensuite, d’un point de vue davantage personnel, il perçoit aussi un esprit manga dans la construction narrative. Pour moi, ne serait-ce que leurs modes de distribution similaires l’expliquent.
Il explique aussi simplement la très grande présence du jeu vidéo et de la fantasy dans les light novel par l’influence colossale de jeux vidéo comme Dragon Quest. Explication simple, mais dont le rappel m’est toujours important.
Pour une conférence qui présente le light novel, j’ai trouvé que Shoji Gatoh savait être critique. Il a constaté que des gens écrivaient des animes et des light novel de la même façon, ce qui lui semble être une erreur fondamentale. Il reproche également cette tendance des studios d’anime à faire des adaptations à partir d’une adaptation manga plutôt que le light novel d’origine.
Enfin, il a recommandé à ceux appréciant les adaptations animées de light novel à lire le format d’origine pour avoir des détails sur les univers dépeints et sur les psychologies des personnages. Ce que je ne peux que plussoyer. Il disait justement qu’une adaptation animée allège ou transforme souvent ces aspects en raison d’un contexte de production et de dynamique. C’est ce genre de choses qui rend souvent pour moi intéressant de manger les différentes formes d’un objet culturel. Pour ce qui le concerne, c’est toujours quelque chose qui l’a particulièrement investi. Il est lui-même à l’initiative de plusieurs changements notables dans les adaptations animées de ses light novel.
A la fin de la conférence, il y avait un moment pour poser des questions, et je suis bien triste de ne pas avoir pu poser la mienne. J’aurais aimé faire un pont avec les échanges des conférences de 2024, en leur demandant leurs points de vues sur les difficultés d’un pays comme la France à faire connaître le light novel. Personne n’a demandé aussi à Shoji Gatoh s’il aimerait avoir ses light novel adaptés en français ?
Mais peut-être que s’il était présent à la Japan Expo avec Kadokawa, on peut imaginer des rapprochements avec des éditeurs français. Peut-être qu’un Papa Mahô, par exemple, entre deux tractes des Héros de la Galaxie, a échangé avec eux ? (Oui oui, il en a distribué lui-même. Je lui ai même sorti un « Monsieur Mahô ! » en le voyant faire ça. Ce à quoi il a répondu « Il faut bien, il faut bien. »).

Concert Yoshiki

Ce n’est pas la première fois que Yoshiki vient à Japan Expo, mais à mon échelle de seulement 3 années consécutives, c’était plus qu’un événement. Je ne suis pas un fan inconditionnel de sa discographie, mais son influence est telle que d’une façon ou d’autre, je le suis probablement ?
Peut-être au regard de l’ampleur qu’était sa venue, son concert a été retardé d’1h. Ce qui a eu pour effet de créer une file d’attente au fond de la scène Ichigo. C’est ce qui m’a notamment fait rater un showcase de Sarah Àlainn, que j’avais prévu d’enchaîner juste après. L’attente debout dans une file n’a pas non été désagréable. Déjà, on entendait Yoshiki qui répétait avec sa chanteuse. Mais j’ai aussi sympathisé avec deux personnes dans la file. L’un étant un grand fan de Yoshiki. On a fini par se mettre ensemble pour regarder le concert. Ce qui m’a été bien sympathique. J’ai eu le contact Discord de l’une des personnes. Non sans lui dire que c’était dans mes projets de ne plus utiliser Discord. Cela m’a été demandé d’un naturel, comme si c’était évident que j’utilise Discord, que je n’ai qu’acquiescé sur le moment. C’était la première fois qu’on me demandait comme ça mon contact Discord.
Mais donc sinon, comment m’a été le concert ? Vraiment magique. Bon, je pense que certains attraits du concert demande probablement d’adhérer à l’imagerie visuel kei et peut-être pompeuse de Yoshiki ? Par exemple, avant le concert il y a d’abord eu une vidéo qui montre les grands moments de carrière de Yoshiki, de façon très héroïque ? Ensuite, Yoshiki est venu dans une dynamique de faire la musique pour des gens qui le connaissent et l’apprécient. Cela évite ce côté introductif qui peut m’être rébarbatif, mais ici c’est peut-être aussi un cumul qui peut mettre à distance certaines personnes.
Yoshiki a beaucoup pris la parole entre ses musiques, il s’est pas mal exprimé sur son besoin de continuer à vivre pour la musique même si sa santé joue contre lui, et que plusieurs de ses proches nous ont quittés. Le fait qu’il disait tout ça avec sa voix partiellement cassée me le rendait très attendrissant. Il me semble évident qu’il joue de son état pour donner un côté dramatique, mais je ressens malgré tout en lui une vraie sincérité. Sa performance à la batterie en début de concert m’est un beau témoin. Performance qui m’a vraiment cloué. Je le sentais vraiment donné tout ce qu’il avait, peut-être trop au regard de sa santé ? Le voir enchaîner au piano en s’écroulant presque juste après avait quelque chose de très beau pour moi.
A la fin de son concert, il est carrément allé dans le public dans le souhait de répondre à des questions. Je ne m’y attendais pas du tout. Sa manière de s’exprimer, et même d’accepter des cadeaux ou des signatures m’ont témoigné un investissement admirable.
La musique qu’il a livré s’est essentiellement concentré sur ses musiques ayant été utilisés dans des animes. Plutôt à propos pour la Japan Expo, mais je pense qu’il était vraiment content d’être dans un lieu qui met en avant l’animation japonaise. Il m’avait l’air content de montrer sa participation musicale à Tezuka Osamu no Buddha, qu’il n’a guère eu l’occasion de partager apparemment.

Conférence avec LonePi « Producteur de Vocaloid »

Productrice connue, mais qui m’est plutôt étrangère. Je ne suis pas de près la scène Vocaloid. J’ai malgré tout une curiosité de néophyte qui me donne parfois quelques aperçus de cette dernière. Dans le cas de LonePi, j’avais déjà vu quelques visuels de ses clips sans vraiment les associer à elle.
J’ai apprécié que cette conférence se dispense de définir ce que sont les Vocaloid au constat du public : majoritairement des fans et des connaisseurs.
Comme le suggère déjà ma photographie ci-dessus, cette conférence s’est donc exclusivement consacrée sur la façon dont elle développe sa musique et son univers de #Lonely_Notes, en partant de son succès Gentiana.
Les explications étaient sous un angle technique que j’ai apprécié. LonePi a carrément fait un partage d’écran d’ordinateur pour montrer la construction de ses pistes.
Elle m’a bien vendu son travail. Je suis admiratif, et fervent défenseur, de sa démarche à faire tout elle-même. Elle semble aussi ne pas décrocher de son univers même quand elle travaille au compte des autres, ce que je trouve cool. Dans une séance de questions-réponses, elle explique ainsi que sa participation récente dans Project Sekai tient plus de son univers que du jeu.

Spectacle Busôkenmaisyû Yatsurugi

Japan Expo a son lot de revenants chaque année, et ce groupe d’artistes en fait partie. C’est leur 7e participation à Japan Expo. Pas mal, non ?
Ils font des spectacles historiques sans paroles qui mêlent danses et combats. J’ai trouvé le mélange bien réussi dans le spectacle que j’ai vu. La dramaturgie m’a été intéressante avec beaucoup de variations de tons.
Dans les chorégraphies, tout ce rapport marionnettiste qu’avaient certains personnages sur d’autres m’étaient bien élégant.
Musicalement, pas de musicalité traditionnelle, mais plutôt de la musique épique ? Cela a probablement le mérite de rendre plus accessible leur spectacle ? Même si je pense qu’on y perd au change.

Spectacle Takarabune

D’autres désormais habitués de la convention avec leur 10e participation. Spécialisés dans une reprise moderne d’awa-odori, avec parfois des reprises d’airs populaires.
J’ai trouvé ça super. La musique et les chorégraphies m’étaient diversifiées, et les interventions avec le public m’étaient top.
Mention spéciale à l’unique enfant présent, que j’ai trouvé particulièrement remarquable. Je trouve ça cool que ce type de danse traditionnelle, bien qu’ici modernisé, traverse les générations.

Live drawing avec Keisuke Itagaki

Dernier live drawing de mon séjour à Japan Expo avec monsieur Baki, invité d’honneur de cette année. C’est un choix qui m’est plutôt étonnant. Son dessin et ses histoires savent m’être repoussants.
En dépit de cela, j’ai quand même voulu voir quelque chose de l’artiste au regard de son statut particulier pour cette convention.
Et le moins que je puisse dire c’est que ça a confirmé sur le marbre que moi et cet auteur, c’est pas pour tout de suite. L’auteur m’a été assez antipathique dans les questions qu’on lui posait. Il savait être déconcertant pour l’animateur et l’interprète. En fait, il m’a semblé ressembler à la brève image que j’ai du père de Baki : quelqu’un de plutôt intimidant et imprévisible. S’il déplore que sa fille le représente visuellement en tant qu’ogre, cela ne m’a pas paru incongru.

Showcase ≠ME (NOT EQUAL ME)

Première fois que je vais voir un groupe d’idoles en chair et en os. Et je ne crois pas avoir vu une concentration de japonais aussi élevée qu’à ce moment-là à la Japan Expo. Et a priori, pour un certain nombre, des gros fans. C’est aussi le moment où j’ai le plus vu de bâtons lumineux. Peut-être que c’est fondamentalement cette densité-là de bâtons lumineux qui a remplacé les applaudissements, complètements absents ? Jusqu’à présent, c’est le seul événement musical de la Japan Expo où j’ai constaté cela.
Concernant le showcase en lui-même, j’ai eu du mal à être dedans au départ. Probablement par le caractère nouveau d’un tel groupe et de son public ? Mais progressivement, cela a fini par prendre sur moi.
Il y a eu plusieurs essais de la part des idoles de parler en français que j’ai trouvés bien mignons. Je pense pas non plus que ne serait-ce que la moitié du public était japonais, mais j’ai trouvé d’autant amusant l’exercice au regard des nombreux japonais présents.

Conférence avec Nobuyoshi Habara et Kumiko Habara « Travailler en couple dans l’animation »

Il n’était pas possible de prendre des photos, alors, à la place, une GameCube Panasonic du stand Odyssée.

Retour de Nobuyoshi Habara dans ma Japan Expo, cette fois-ci accompagnée de sa femme qui réalise le même travail que lui.
Navré pour Amo qui se demandait si le début de la conférence était plus dédié à Kumiko Habara : ce n’était pas le cas non plus. Nobuyoshi Habara a monopolisé la parole. La faute à quoi ? Au patriarcat ? A la timidité ? Je ne sais pas. Tout ce que je peux dire, c’est que je trouve effectivement dommage de l’avoir peu entendu. Et qu’elle était vêtue d’une veste et d’une peluche Blue Wolves.
Nobuyoshi Habara a déclaré qu’ils étaient le seul couple de réalisateurs d’anime du Japon. Quant aux raisons, et aux conditions que cela impliquent, rien n’a été dit. Ce sont les choses que j’attendais au vu du titre de la conférence, dommage.
Armé d’un diaporama, Nobuyoshi Habara est surtout revenu sur son parcours individuel ainsi que celui de Kumiko Habara.
J’ai trouvé cela plutôt intéressant, d’autant qu’il y avait beaucoup d’extraits, jusqu’à des films de lycée datant de 1981. Mais j’ai trouvé qu’il y avait clairement un coup manqué.

• Showcase Kyary Pamyu Pamyu

Après Yoshiki et ≠ME (NOT EQUAL ME), je me demandais si j’allais avoir des phénomènes similaires. Bon bah pour le coup, ça m’a été bien plus sage. Peut-être que Kyary Pamyu Pamyu ne suscite pas autant les foules ? Mais ce n’est pas comme si la scène Ichigo était vide non plus.
L’ambiance m’était bien là. J’ai trouvé que Kyary Pamyu Pamyu savait mettre l’ambiance et animer le public en dépit de ne parler qu’en japonais. Je crois qu’on était pour la plupart debout en dépit des chaises ? Je ne suis pas certain car j’étais dans un investissement certain. Je ne dirais pas que je suis un énorme fan, mais j’étais bien à fond. Dès la première chanson, j’étais pour ainsi dire complètement épuisé tellement je bougeais et criais. Avec ce showcase, mon ami de chambre d’hôtel était aussi avec moi. Les enjeux étaient bien plus importants pour lui. Il a crié à plusieurs reprises « Pamyu, présidente ! Pamyu, présidente ! ».
Même si Pamyu Pamyu prenait probablement le feu des projecteurs, je note les performances des autres danseurs qu’il y avait autour d’elle. Je les ai tous trouvés cool, et j’aimais comment ils se tordaient dans tous les sens.

• Les 7 showcases d’AKANE

Bon voilà, là, c’était bien gentil ma programmation, mais maintenant, il est temps de partager ma quête principale : AKANE.
L’année dernière, ma Japan Expo fut marquée par la chanteuse Ai Hisano. Artiste sur laquelle j’ai flashé par le fait qu’elle chante notamment sur des jeux d’aventures japonais. Depuis ses débuts à Japan Expo, elle a toujours essentiellement chanté les musiques de ce groupe. Et c’est par ce groupe qu’elle a toujours eu un statut différent à celui de d’autres chanteurs de J-POP à la Japan Expo. En dépit d’être de la J-POP, AKANE utilise toute une sonorité traditionnelle japonaise. Notamment avec le shakuhachi joué par Takayoshi Oyama. C’est ce qui fait qu’elle a toujours été classée du côté de la culture et des traditions en espace Wabi Sabi. Et que contrairement à d’autres artistes, en dehors de ses événements sur scène, elle a toujours été accessible sans frais depuis son stand.
Pour cette année, AKANE a visé les choses en grand et a mis en place une campagne de financement participatif avec deux objectifs. Le premier était qu’Ai Hisano ne soit pas encore toute seule à Japan Expo, mais qu’elle soit accompagnée des deux autres membres du groupe. Le second était de réussir à produire un album physique de leurs musiques. Jusqu’alors, toutes leurs musiques ne pouvaient se trouver qu’en dématérialisé. La campagne s’est bien déroulée, ce qui a donc permis, en plus de leur venue à tous, d’avoir un stand à Wabi Sabi plus riche. En plus de leur album, chaque achat permettait d’avoir une pièce pour un gacha permettant de remporter différents lots. J’ai trouvé le principe trop cool. Ici encore, le groupe savait me détonner des autres stands de Wabi Sabi.
La venue du groupe entier a su m’interroger. Dans les Japan Expo précédentes, si Ai Hisano chantait essentiellement des musiques d’AKANE, elle s’est toujours permise quelques écarts en chantant d’autres choses. C’est ce qui a notamment fait qu’elle a chanté des chansons de visual novel l’année dernière. Avec la venue de tous les membres d’AKANE, je me suis demandé si cela n’allait pas restreindre en conséquence les musiques données ? Et puis, je lui avais demandé en 2025 si elle était d’accord de dédicacer un visual novel dans lequel elle chante. Est-ce que cela serait toujours bienvenu de le demander dans cette nouvelle configuration ?
Qu’à cela ne tienne, je me suis quand même organisé en conséquence. Finalement, je ne suis pas partie directement sur un VN à dédicacer, mais plutôt sur un album d’OST d’un VN où il y avait des chants d’Ai Hisano. Cela m’apparaissait plus pertinent au vu de sa profession. J’ai choisi un VN qui ne devrait pas tarder à sortir en version internationale : Secret Love (Kari).
Pour cette année, ce sont 7 showcases que le groupe a menés. Mais uniquement 5 si l’on se fiait à la programmation de la Japan Expo. Tout ce qui concerne la scène Wabi Sabi n’est pas présent sur la programmation. Je trouve en tout cas que le groupe a bien réussi à gérer pour ces scènes-là, car ils distribuaient en fin de showcase des flyers avec tous leurs horaires de scènes, en plus de le dire à l’oral avec un interprète.
La présence de Koichi Shibata et Takayoshi Oyama m’a vraiment donné du relief à leur musique. J’ai apprécié d’autant que ceux-ci ne soient pas effacés derrière Ai Hisano. Ils se mettaient aussi en avant, quand ils n’avaient carrément pas leurs moments dédiés. Si j’étais d’abord là pour Ai Hisano, ceux-ci ont bien réussi à m’intéresser également. Hélas, pour des raisons professionnelles, Takayoshi Oyama n’a pu être présent que les deux premiers jours. Je pense avoir d’autant ressenti ce qu’il apportait quand il était absent. D’une façon qui m’a surprise néanmoins, le dernier showcase s’est vu ramener le groupe à 3 personnes avec une personne qu’ils n’avaient pas vue depuis une vingtaine d’années. Cette personne se prénomme Satochiki. C’est une personne qui joue de la musique avec un instrument nommé Wako. Un nouvel instrument à cordes basé sur l’erhu, conçu par lui-même avec un maître artisan du nom de Nishino Kazuhiro. Ce que je trouve terriblement cool. Rien n’avait été préparé pour l’occasion, mais il a bien géré ! Sa présence m’était bien différente de Takayoshi Oyama, mais a su apporter une nouvelle saveur musicale qui m’a bien plu également. En rédigeant cet article, j’ai appris que Satochiki n’a joué que sur la scène Wabi Sabi. Ce qui m’apparaît triste. S’il revient pour une autre Japan Expo, j’espère qu’il pourra bénéficier de davantage de visibilité !
D’autant renforcé par ce genre d’événement, ces 4 jours de showcases m’ont su faire preuve de diversité. Ai Hisano a eu trois costumes et quatre coupes de cheveux différents durant tous le festival, et chaque showcase avait ses propres musiques. Mais ce que je craignait est arrivé : le répertoire musical personnel d’Ai Hisano n’a pas été joué. Donc pas de musiques de visual novel.
Je me demande si cela a interrogé le groupe pour leur prochaine fois ? Car à ma venue à leur stand, tous le groupe m’a communiqué un enthousiasme qui m’a surpris par rapport à mon album de Secret Love (Kari). Ai Hisano a même partagé sur un réseau social qu’elle avait été émue. Et donc en dépit de l’absence des chansons de VN cette année, il n’y a pas eu de problème à avoir une dédicace de mon album. Elle m’a aussi demandé ce que je préférais entre le générique de début et le générique de fin (elle a chantée sur les deux). J’ai répondu le générique de début !

Cela aurait pu m’être encore mieux, mais mon ressenti global pour AKANE n’en reste pas moins très positif ! Chaque moment avec eux m’a rempli de joie. J’ai pas mal donné de moi avec ma serviette de supporter. Le dos de ma chemise s’est même carrément déchiré lors de leur dernier showcase.
Cette fois, je n’ai pas fait de demande particulière pour une prochaine venue d’Ai Hisano. Mais je m’interroge sur ce que je pourrais faire en plus comparé à cette année ? Si je les revois, je ne veux pas en rester là.

Chemise peut-être déchirée, mais heureux malgré tout.

Regardez-moi ça avec le coeur, je fond (╯▽╰ ) !!


La place qu’ont prise les showcases d’AKANE a été d’une grande conséquence sur les événements programmés que j’ai suivis. Cela m’a fait faire l’impasse sur pas mal de choses en conséquence. Je me suis alors demandé si cela n’allait pas m’être frustrant de suivre comme cela AKANE, mais c’est plutôt autre chose qui en est ressorti. En fait, le fait d’assister à leurs 7 showcases m’a été d’une telle ampleur que j’ai davantage perçu ces moments comme un affranchissement à ma programmation. Cela m’a fait comprendre que j’avais à gagner à beaucoup moins m’accrocher aux événements programmés. Jusqu’à présent, j’en ai toujours fait ma base pour vivre la convention. Et je pense qu’il m’est en fait préférable de ne plus partir d’eux. De plutôt les utiliser comme de simples liens autour des autres activités que l’on peut faire.

C’est une convention où j’ai senti que je manquais de temps, et où les événements programmés m’ont attaché à certains endroits.
Comparé aux années précédentes, j’ai constaté un réaménagement des espaces plus conséquent. Dans le genre de réaménagement qui m’a été impactant, c’est la disparition d’une scène aux côtés des stands indépendants du hall 6. Comme j’ai essayé d’optimiser mes déplacements par rapport aux événements programmés que je voulais voir, c’est un espace dans lequel je ne suis presque pas allé. Le meilleur temps où j’ai pu y aller, c’était le dimanche. Et encore, dans la hâte. Je n’ai pas pu interagir avec ces stands comme je le voulais. A un degré moindre, c’est quelque chose que j’applique également pour les autres espaces où il y a des stands d’indépendants. Ce qui m’embête pas mal, car c’est pourtant l’une des raisons principales de ma venue en convention les stands d’indépendants. J’ai vu à plusieurs reprises des opinions de gens qui trouveraient intéressants que tous les stands d’indépendants soient regroupés au même endroit. Peut-être que cela aiderait ? Mais est-ce qu’il n’y a pas un choix de blocs distincts pour la circulation et la curiosité ?
Quoi qu’il en soit, voici quelques stands pour lesquels j’ai investi de la monnaie :

• Kawa-Soft

Retour de Kawa-Soft. C’est un sans-faute depuis 2024.
Cette fois-ci, je me suis concentré sur leurs doujin traduits en français ainsi que sur le Paris Kyoto qui avait été fait pour soutenir l’accident criminel de Kyoto Animation. Ce que je trouve assez beau avec celui-ci, c’est la proximité que celui-ci peut entretenir avec des artistes présents dans la même convention où il est vendu.
Kawa-Soft fait partie de ces rares stands d’indépendants où je me suis donné le temps d’échanger convenablement. Et encore une fois, ils m’ont toujours dégagé une belle sympathie. Pour peu de les lancer sur un sujet, ils ne s’arrêtent plus et me sont très amicaux. J’ai eu le droit à une anecdote de trajet en voiture suite à une nocturne d’Epitanime. Je sais aussi qu’il y a des amateurs de furries au sein de l’association. Je ne sais quoi faire pour l’instant de cette seconde information…
Leur partenariat avec IRODORI est toujours d’actualité, même si ceux-ci ont toujours le propre stand. Ils écoulaient toujours leurs stocks précédent leur arrivée, mais proposaient aussi un doujin de leur branche anglaise. Si je ne me trompe pas, IRODORI et Kawa-Soft n’avait que des doujin originaux ou localisés en français l’année dernière. Le doujin que Kawa-Soft proposait se retrouvait également sur le stand d’IRODORI. C’est important de répandre la bonne parole ?

• Ayuumiko

J’ai depuis 2024 cette connaissance qu’il vaut mieux accorder son temps aux stands indépendants dès le départ, mais peut-être que pour vraiment l’intégrer, j’avais besoin de m’essuyer de plein fouet cette tristesse de ne pas avoir pu les investir pleinement ?
Le seul stand d’artiste plus ou moins épargné par cela est celui d’Ayuumiko, puisque j’y suis allé dès le début de la convention. Les étoiles étaient alignées ? Déjà, je rentre toujours par le hall 5A. Son stand n’était donc pas loin. Ensuite, j’avais eu un précédent l’année dernière. Je n’avais pas pu avoir le tome 4 de Sunrise Project, car tout le stock avait été écoulé. J’ai voulu donc prendre les devants pour être certain de l’avoir cette fois-ci, ainsi que le nouveau tome 5. Mission accomplie, avec la dédicace qui va bien.

• Mi-Eau

Dernière retrouvaille que je vais vous conter dans cet article.
Son stock de Cute Claws avec un problème de rayures n’était toujours pas écoulé. Et il n’y avait pas de signe de son volume 2. Par contre, il y avait la présence d’un doujin collaboratif qui se nomme Your Name ?. C’est un doujin qui se concentre sur les mascottes qui peuplent notre monde. Chaque artiste se concentrant sur une mascotte en particulier. Le texte est écrit en japonais et en anglais, mais Mi-Eau a le bon goût d’intégrer un petit livret séparé tout simple qui donne une traduction française.
En plus de ce doujin, je me suis pris des stickers Persona. Je me découvre une certaine affection pour les stickers. J’en colle sur les enveloppes de lettres que j’envoie. J’aimerais bien aussi leur trouver d’autres endroits.

• Fude

Un artiste francophone qui m’avait déjà fait de l’œil l’année dernière. J’ai pris son artbook Timeless. Je suis bien sous le charme de ses dessins, même si je ne suis pas nécessairement fan des univers qu’ils dessinent. Malheureusement, je n’ai que peu de choses à dire à son sujet, puisque je n’ai pas échangé avec lui en dehors d’un « Je vais vous prendre un Timeless, s’il vous plaît ». C’est quelqu’un qui semble réussir à mener son petit bout de chemin à l’international avec différentes collaborations commerciales. Si j’ai le plaisir de le recroiser, je note sur le marbre de faire plus ample connaissance.

• TSUNDEREKO

Dans le genre de stand que j’ai parcouru en quatrième de vitesse et où j’ai quand même acheté des choses, il y a aussi eu le cercle francophone TSUNDEREKO. Lui aussi me faisait déjà de l’œil avant. Il y a quelque chose d’assez hypnotisant dans ce cercle. Que ce soit dans les objets proposés en stand ou dans leur style artistique, je ressens un goût pour les cercles doujin japonais. Je ne vois pas beaucoup de propositions similaires au sein des autres stands indépendants de la Japan Expo.
Dans mes achats, je me suis concentré sur ce qui ne touchait pas à Frieren. Ils ont un système de cartes à collectionner à l’effigie des personnages Hololive. Je me suis pris un petit booster, constatant que je trouvais chaque carte très jolie. Je ne sais pas si on peut avoir des doublons au sein d’un même booster ? J’ai peut-être eu de la chance ? Je me dis que ce genre de format au sein d’une convention peut être très fun pour échanger des cartes.
J’espère pouvoir discuter avec eux proprement une prochaine fois.


Plusieurs de ces stands faisaient partie du Vtuber Stamp Rally, que j’ai déjà abordé dans l’article de l’année dernière. Démarche que je trouve cool, mais dont la présentation ne m’invite pas à participer parce que je n’ai pas / ne souhaite pas avoir de smartphone. D’autant que pour avoir accordé une attention à d’autres rallyes de la convention, il m’est cocasse. Le Vtuber Stamp Rally est en fait le seul rallye dématérialisé que j’ai croisé. Tous les autres que j’ai repérés utilisaient de simples feuilles. Cependant, il semblerait que j’aurais pu quand même participer ? Pendant la rédaction de mon article, j’ai contacté par mail Sedeto, et elle m’a dit qu’ils auraient trouvé une solution. Il semble qu’il y a un souhait de ne pas avoir plusieurs méthodes présentées car l’application web leur apporte une meilleure gestion, plus de fluidité et de sécurité. Par contre, ils ne veulent pas mettre non plus sur le banc des gens comme moi. Je suis donc invité, pour le prochain rallye, à me manifester. Car le cas aura probablement été étudié.

De façon plus générale, j’ai de nouveau ressenti cette année la grande présence du smartphone. Cependant, cela ne m’a pas été problématique cette fois-ci. Je pense que j’ai juste réussi à cerner ce que je ne pouvais pas faire sans smartphone, et que tout cela m’est juste passé au-dessus. J’en suis à un stade où je suis plutôt à un « Tant pis pour vous, vous aviez qu’à… ». Bien que je trouve toujours dommage de proposer des choses uniquement par ce biais. Après, je me prépare aussi bien en conséquence. En prenant pas mal de notes sur papier. J’ai cru comprendre qu’il n’y avait aucun horaire affiché des événements programmés sur place. La convention misant sur le fait de se renseigner sur place à partir de l’application pour smartphone. J’ose imaginer qu’en parlant à des vrais humains, en point infos, on pouvait obtenir des informations ? Mais ça me semble être une source de complications pour des solutions qui existaient pourtant dans le passé ? Il semble que juste aller dans l’exposition des 25 ans de la Japan Expo m’aurais permis de relater ça plutôt ironiquement ? Avec l’exposition des programmes papier des précédentes conventions.

En parlant d’expositions, ce fut une maigre année pour moi. L’unique élue a été celle sur la préfecture de Tottori :

Elle m’est d’un jus similaire à l’exposition que j’avais vu sur Osaka en 2024. Sa scénographie m’est très sobre avec juste des photos et des textes sur de simples murs bleu.
Mais c’est d’une simplicité que je n’ai pas trouvé désagréable cette fois. Cela me met l’emphase sur une découverte que je trouve bonne pour découvrir différents aspects de la préfecture. Je trouve le choix des photos plutôt bons d’autre part.

Ces deux personnes reviennent sur la plupart des photographies. Il ne m’en faut pas plus pour que je m’invente des histoires.

Et puis, il y a toute une partie dédiée à la vie pop culturelle de la préfecture qui me ravit. Il y est notamment question de Détective Conan, qui habille de bien des façons le coin.
L’exposition et ses livrets gratuits en fin d’exposition me semble témoigner d’une envie d’accueillir sur plusieurs endroits les étrangers. Ce que je trouve plutôt rassurant.
L’exposition m’a gentiment conforté dans mon envie d’en faire un lieu de premier choix pour mon futur voyage au Japon.


Dans un registre qui m’est plus comique, le parc des expositions de Villepinte est aussi sujet à me faire voyager dans des lieux de ˮpremier choixˮ. Je me dis qu’avec une convention aussi grande, d’une année à une autre, il est facile pour quelqu’un de développer des affections, peut-être incongrues, avec certains lieux ? Pour ce qui me concerne, j’en ai actuellement deux…

• Les WC juste avant la scène Ichigo

Depuis l’année dernière, j’ai un amour qui me surprend pour ces WC qui sont probablement les plus petites de toute la convention ? Peut-être parce qu’il n’y a pas d’encart géant indiquant qu’il y a des WC ici, ce sont des WC que j’ai toujours trouvés libres et accessibles.

Il n’y a que deux cabines, et moi je vais dans cette cabine-là précisément. C’est important.

• La barre, là, pas loin de la scène Sakura et du jardin où les gens crament au soleil

Je trouve qu’il y a pas mal d’endroits dans la convention où il est difficile de s’asseoir. Mais j’ai repéré cette barre solitaire que les gens semblent délaisser et que j’utilise très régulièrement pour me poser et écrire des notes pour mon blog.


Plus sérieusement, en mettant notamment au second plan les événements programmés, je veux vraiment développer lors de mes prochaines escapades en convention un meilleur investissement des espaces et des communautés. C’est quelque chose dont je parle depuis mon article de 2024, sans jamais avoir réussi. Je pense qu’avec la manière dont j’ai fonctionné jusqu’à présent, j’ai été trop volatile dans mes interactions. Je pense que j’ai raté beaucoup d’occasions de vivre de bons moments comme de faire des rencontres importantes. L’exercice ne m’est honnêtement pas facile. Mais plus le temps avance, et plus je ressens ce besoin de surmonter cette difficulté.
Pour donner un exemple d’espace que j’effleure depuis 2024 mais que je souhaite investir davantage en convention, c’est l’espace associatif de MO5 :

Sur mes 3 années de Japan Expo, c’est la première fois, à ma connaissance, qu’il y avait un thème particulier dans les jeux jouables. Et quel thème : Sonic ! Autant dire que celui-ci était fait pour moi.
Cette célébration s’est faite en partenariat avec l’équipe de Planète Sonic. Un fan-site que je connais depuis pas loin de 20 ans ? Je me suis fait en grande partie les mains sur Sonic grâce à ce site. C’est par exemple avec celui-ci que j’ai découvert l’existence des comics. Je suis vraiment content qu’un site francophone comme celui-ci existe. J’ai un peu parlé avec l’un des membres de l’équipe, et j’ai vu des étoiles dans les yeux quand je lui ai donné mon passif avec eux. Il m’a joyeusement invité à venir sur leur Discord, comme à participer à leurs concours sur Xitter. Malheureusement, je ne pouvais que lui dire que j’y réfléchirais. Discord, je songe à limiter, voire arrêter, son utilisation. Et Xitter, bah c’est Xitter quoi. En me fiant aux contributeurs du site internet, ils ont sûrement un regard similaire au mien sur la licence. Il y a plusieurs années, ils entretenaient un forum. Mais comme pas mal de sites, il a été déserté au profit de Discord. Ce que je trouve dommage. Triste aussi pour le jeu concours qui consistait à poster une photo. En vrai, je me dis que j’avais mes chances de gagner.
Parmi les nombreux jeux Sonic exposés, il y avait, aussi surprenant que celui puisse me paraître, mon jeu Sonic préféré : Sonic 2006.
Sans trop de surprise pour moi par contre, les visiteurs de la Japan Expo galéraient à avancer dans le jeu.

Les gens étaient bloqués depuis deux jours sur le début du stage White Acropolis de Sonic.

MO5 ne m’était pas non plus trop le jeu en valeur. C’était la version PlayStation 3 du jeu, au moins bons graphismes et aux ralentissements plus conséquents, avec une manette non officielle que j’ai trouvé vraiment pas terrible. Ou peut-être au contraire que c’était un acte machiavélique de MO5 ? Histoire que la mauvaise réputation du jeu soit bien entretenue ? En tout cas, ce n’est pas un choix de Planète Sonic. La personne avec qui j’ai discuté savait que la version Xbox 360 est meilleure. En fait, il n’y avait même aucune X360 parmi les jeux donnés. Peut-être qu’ils ont plus de consoles et jeux PS3 en rab ? Une question à poser, parmi d’autres, pour une prochaine fois ?

J’étais bien rouillé, j’ai fait pas mal d’erreurs. La version PS3, que je n’avais jamais touchée, et la manette ne m’ont pas aidé. Je trouve mon score naze. Mais je m’en suis quand même sorti avec honneur : j’ai eu de justesse le rang S !

Il y avait également tout un espace cool, tantôt utilisé par un DJ, tantôt pour faire des quiz Sonic avec ceux qui le souhaitaient. Ça, j’aurais pu y participer. Mais à chaque fois, cela correspondait à des moments où je ne faisais que passer. Le pire, c’est que toutes les questions que j’ai entendues, je connaissais la réponse ╯︿╰…
Quoi qu’il en soit, l’espace de MO5 est un espace que j’ai adoré. Mais que je n’ai que trop peu adoré à mon goût. Et je ne suis pas certain de voir prochainement des initiatives francophones autour de Sonic en convention avec un tel soin ?
Les moments où j’y étais m’ont été d’un bien-être dingue. Je me sentais au plus proche de gens partageant les mêmes goûts que moi. Ce n’est pas la première fois que j’ai ressenti ce sentiment à la Japan Expo. Je l’ai aussi ressenti en 2024 quand j’avais assisté au dernier stream de Stream & Chill avec Mamapaprika.
Quand je l’ai ressenti en 2024, j’ai naïvement pensé que ce sentiment saurait s’accroître naturellement aux conventions suivantes. Malheureusement, cela ne m’a pas été aussi simple. Je dirais que Japan Expo me propose un contexte assez formidable : celui de graviter autour d’une culture qui me passionne. Mais qu’il l’englobe d’une façon qui me reste trop large ? Il y a bien des manières d’aimer des manga ou encore des jeux vidéo, n’est-ce pas ? Je ne peux pas vraiment m’y sentir à ma place comme ça. Au contraire même, si j’essaye d’accueillir à bras ouverts la convention, celle-ci me mange plus qu’autre chose et je me sens surtout en décalage avec les autres.
Je pense qu’il me faut mieux voir Japan Expo comme un bon intermédiaire pour trouver des espaces où je peux m’épanouir et me sentir à sa place. Je sais que ces espaces existent, ce sentiment que j’ai ressenti 2 fois, même si c’était de façon fugace, m’en est la preuve. Ce sentiment, je veux le développer et le choyer. Je veux qu’il soit au cœur de mes aventures en convention. 
Pour que cela soit possible, je pense que je dois y mettre du mien en voulant activement rencontrer des gens. Cela ne doit pas être du bonus. Cela doit être la raison principale de ma venue.

Ce sentiment, c’est aussi quelque chose que je veux porter en dehors des murs de Japan Expo. Je souhaite depuis ma Japan Expo 2024 expérimenter d’autres conventions, mais je n’ai jamais franchi le pas pour autant. Je me suis retrouvé coincé par les disponibilités que me demandaient les autres conventions. Pour pouvoir y aller, je dois drastiquement changer l’emploi du temps que j’ai depuis quelques années. Un bouleversement que je ne me vois réaliser que depuis quelque temps.
Je veux me donner les moyens de vivre plus intensément des expériences de conventions, et même de rencontres tout court. Je ne veux plus que tout cela se limite à quelques jours dans l’année.

Je sais que je n’assisterai pas à d’autres conventions en 2026 (à moins d’une surprise). Je mise sur une présence dans plusieurs conventions à partir de 2027, mais je ne peux pas encore m’engager sur quoi que ce soit.
J’espère pouvoir poursuivre mes aventures à Japan Expo l’année prochaine, mais c’est quelque chose que j’aimerais bien. Je suis d’autant intrigué par le fait qu’il va avoir lieu en même temps que la convention allemande DoKomi. C’est une convention qui m’intrigue beaucoup, notamment pour sa mise en avant du contenu indépendant et la présence d’un espace R18. Je ne me vois pas faire un déplacement en Allemagne en 2027, mais j’y réfléchis pour après. A plus forte raison si la DoKomi reste plus apprêtée à accueillir certaines choses qu’une convention comme Japan Expo. Des différences notables vont-elles se remarquer dans leurs prochaines éditions respectives ? Je suis très curieux de cela.

Mon parcours avec la Japan Expo m’est agité. Si j’y prends du plaisir chaque année, je ressens depuis le départ des choses qui m’échappent et qui pourraient m’être mieux par ma seule volonté. Ces Japan Expo m’ont été de bons examens de vie. Je pourrais aller à ces conventions de façon plus décontractée. Mais je m’y sens investi. J’y mets des enjeux. Je perçois dans une convention comme celle-ci un rendez-vous qui m’est important.

J’ai l’impression de me rapprocher de l’angle qu’il me faut, mais peut-être que je ne serais jamais satisfait entièrement de mes séjours ? Peut-être que c’est l’inévitable résolution à laquelle il faudra que je me résolve ?
En tout cas, je pense avoir cerné d’une meilleure façon les éléments qui m’ont chiffonnés. Et j’ai aussi d’ores et déjà arrondi certains angles :

– L’investissement d’un hôtel m’a vraiment retiré un gros problème que j’avais eu l’année dernière. Je n’ai pas du tout ressenti de fatigue durant tout le séjour. Cela m’est un incontournable à poursuivre.
(Bon, après, par contre, cela a entraîné un moment rude au retour dans ma ville. J’ai mal anticipé la charge d’achats que je peux porter avec mes 4 jours consécutifs. Mais je me dis que c’est plutôt bénéfique pour la prochaine fois. A mieux y réfléchir, cela me fera des économies ! Je peux aussi me rendre ça assez ludique dans les limites d’achats que je fais.
– Je pense que j’ai compris tout ce que je pouvais trouver intéressant dans les événements programmés. Leurs appréciations me seront d’autant augmentées à partir de la prochaine fois avec leurs nombres réduits.
– J’ai déjà atteint un équilibre qui ne me fait pas sentir en décalage avec des composantes de la convention. J’arrive à faire abstraction de ce qui ne m’intéresse pas, ou de ce qui me paraît incompatible avec moi.

J’ignore si ma prochaine virée aura un air d’expérience idéal, mais je pense que j’en aurais une perception différente. C’est une perspective qui me réjouit.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *