SWORD ART ONLINE ALICIZATION – L’arc de la maturité

Pendant un bon moment, je trouvais Sword Art Online plutôt moyen. J’aimais bien son histoire, son univers et ses personnages mais j’y percevais des choses qui m’empêchaient de le trouver foncièrement cool.
La plus prégnante étant la brièveté de ses arcs : tout y est si expéditifs et survolés.
Il semblerait que cela ait même fini par déranger l’auteur lui-même, celui-ci s’efforçant au fil du temps à “réparer” SAO en revenant sur des éléments passés de son histoire tout en cherchant à faire évoluer son style de narration. Cela a le don de rendre assez attachant le suivi de la série ; j’ai le sentiment de voir un récit qui murit. C’est un élément qui me plaît dans Alicization. Celui-ci poursuivant cette voie de façon plus radicale.

L’arc a des allures de “reboot” que j’aime beaucoup. La première partie n’a presque que des nouveaux personnages et les enjeux principaux sont très autonomes des précédents de la série. C’est limite si on ne pourrait pas commencer à lire SAO à partir d’Alicization.
Le casting en lui-même fait du bien. La présence d’un deuxième personnage principal masculin change vraiment la donne. J’ai beaucoup d’amour pour ce dernier. Le duo qu’il entretient avec Kirito marche du tonnerre. Les mecs sont des personnages de seconde zone jusqu’alors ; c’est littéralement la première véritable amitié masculine de la série. Une première et grande amitié qui va être au cœur du développement de Kirito. Parce que même lui n’était pas si développé que ça par le passé. Je pense que leur duo joue beaucoup sur mon appréciation de l’univers et de ses nouveaux personnages. Je ne serais pas dire si les nouveaux protagonistes sont foncièrement mieux écrits que les anciens, en tout cas, je les perçois vraiment comme tels.

Love love love Eugeo ♥.

Je suis moins fan de la deuxième partie de l’arc, celui-ci refaisant le pont avec les anciens personnages et événements d’SAO. Et comme j’ai appris à nourrir une affection toute particulière pour tout ce qui tient ses origines de l’Underworld, je suis presque triste de revoir tout ce qui m’avait moins convaincu.
Néanmoins, avec sa “remise à zéro” en première partie, je ne peux pas m’empêcher de voir une volonté de faire revenir ce qui ne marchait qu’à moitié en préparant le terrain. Et cela marche bien. L’arc apporte une plus-value narrative assez intéressante aux arcs précédents. Alicization m’a réconforté à tellement d’égards sur la série. Tout me paraît mieux désormais.
L’arc à lui tout seul est plus long que tous les précédents arcs réunis, et c’est assez fou comment cela change tout. C’est tellement agréable d’avoir enfin une histoire qui n’est pas expéditive, de pouvoir enfin s’immerger dans un monde d’SAO.

En fait, je trouve qu’Alicization est l’arc de la maturité. Il continue à donner ce qui faisait le charme de la série tout en proposant des choses le rendant plus pertinent. Si on pouvait malgré tout l’apprécier auparavant, SAO devient, pour moi, harmonieux et définitivement cool avec Alicization.

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