COMPLÉTION ET ÉLARGISSEMENT D’HORIZONS

Il y a presque 1 an, je me demandais si je n’étais finalement pas fait pour jouer aux MMORPG. La faute à ma fièvre de complétionniste. Je me suis demandé si le problème ne venait pas d’un type de MMORPG. Mais après avoir testé Final Fantasy XI et échangé avec différentes personnes j’avais conclu que mon problème serait le même partout.
Suite à cet article, c’est donc tout le genre que j’avais arrêté de toucher. Avec une certaine crainte de devoir y retourner pour des jeux assez spécifiques comme les FF Online.

Pendant plusieurs mois, c’est un statut qui est resté malheureusement quo. Mais j’ai enfin réussi à m’en extirper ! Et plus cocasse, j’ai même retouché à PSO2.
C’est une sacrée comédie. J’ai quand même déjà relaté sur ce blog une première reprise dessus pour dire peu de temps après que j’arrêtais d’y jouer. Alors oui, c’était lié à un déménagement la première fois, mais je peux pas m’empêcher de penser que ça me donne un air de quelqu’un d’indécis.
Il m’a fallu du temps pour que je puisse tout bêtement me dire que c’est OK pour moi de jouer à un MMORPG sans viser un 100%. Cela peut paraître idiot dit comme ça, surtout pour du MMORPG, mais je viens de loin avec ma névrose.

Sans trop encore expliquer pourquoi, j’ai dû récemment interroger en profondeur mon rapport à la complétion. Notamment sur la disparité qu’il y a d’un jeu à un autre vis-à-vis de la complétion.
Il y a des jeux évasifs dans leurs contenus et où la complétion trouve difficilement sa place. Il y a des jeux où du contenu ne peut plus être fait. Ou encore des jeux qui n’ont pas de succès sur une plateforme où y en a pourtant.

Jusqu’à présent, je pense que je tenais trop à cœur mon plaisir de complétion sur un seul angle. Ce qui pouvait parfois être le fruit d’une certaine frustration vu que j’attendais trop la même chose d’un jeu à un autre. Je manquais de flexibilité pour profiter pleinement de la nature différente de certains jeux. Et c’était donc notamment le cas des jeux en ligne.
Je suis content de m’être affranchi de cela. Cela n’enlève en rien mon plaisir pour la complétion. Au contraire, cela la diversifie.
Pour rester sur le jeu en ligne, cela m’allège d’un poids complètement inutile. Plutôt que de rechercher un 100% inatteignable, il est de bon aloi pour moi de plutôt chercher à monter un “score”.


Qu’un jeu n’est pas un indicateur clair de complétion n’est pas un problème non plus. Cela fait aussi partie du plaisir que de l’établir soi-même. Un jeu comme Star Ocean 6 dont j’ai déjà parlé ici incarne bien cet esprit-là.
Pour autant, il s’agit quand même de bien toujours gratter jusqu’à la moelle les jeux auxquels je touche. C’est ce qui rend l’exercice davantage complexe, et donc à mon sens moins évident à entreprendre lorsqu’on est complétionniste. Il n’y a pas de méthodologie sur laquelle se fixer. C’est bien plus la jungle. Et à certains égards, avoir une ligne de conduite sur chacun de ses jeux peut faire partie du plaisir de la complétion.

C’est bien pour cela que je trouve qu’il y a un certain intérêt à établir une archive commune qui relate les différentes activités que l’on a faites ou que l’on compte accomplir. Avec un peu d’imagination, et en se basant sur ce qui existe déjà, on peut tout à fait créer un lieu ludique avec ses propres succès et son propre système de points. C’est sur quoi je suis partie personnellement. C’est d’un investissement d’autant plus conséquent, mais je trouve ça très amusant à faire. Je pense partager cette démarche une fois qu’elle aura pris de l’âge.

Tout ceci m’amène donc dans un avenir où je me sens beaucoup plus libre, beaucoup plus en phase avec ce que je devrais être. Moi qui aime manger de fond en comble mes jeux, je vais pouvoir investir de long en large le jeu vidéo comme jamais je n’avais pu le faire. Cela m’augure un grand enrichissement personnel !

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